La surdicécité Les troubles de l'audition
AUDIOLOGIE

Si vous deviez « choisir » entre la surdité et la cécité, quel serait votre choix? La surdité, parce que vous pourriez encore être autonome et vous déplacer dites-vous? Ou la cécité parce que, pour vous, être en communication et échanger est vital. Bon, imaginez maintenant la vie des gens atteints de surdicécité, c’est-à-dire qui sont à la fois sourds et aveugles.

On estime qu’il y a 2 000 personnes au Québec dans une telle situation. Si ces deux incapacités sont rarement totales en même temps, on se doute bien que l’addition des deux multiplie les difficultés. Peut-on poursuivre des études lorsqu’on est privé de ces deux sens? Qu’est-ce que le mot « autonomie » signifie dans une telle réalité? En matière de communication, c'est le rôle de l’audiologiste d’aider et de conseiller à la fois la personne vivant avec ce double handicap et les membres de son entourage immédiat.

 

Des aides auditives et visuelles adaptées peuvent partiellement améliorer la qualité de vie de ces personnes : appareils auditifs, téléscripteurs à écran large ou télébrailles pour les communications téléphoniques, systèmes d’amplification pour la télévision et la radio, systèmes de contrôle de l’environnement (visuels ou tactiles) afin de savoir si la porte ou le téléphone sonne, si le bébé pleure ou si le détecteur de fumée est en marche.

Mais ces aides ne règlent pas tout. Encore faut-il apprendre et développer des stratégies de communication pour entrer en contact avec les autres. La personne qui vit avec une surdicécité doit souvent faire les premiers pas et rassurer les interlocuteurs quant aux moyens à prendre pour faciliter la communication. Parlez-en à un audiologiste, le professionnel des troubles de l’audition.


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Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec.
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30 juillet 1998 : FICHE 5