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La déficience auditive à l'âge adulte |
Les troubles de l'audition AUDIOLOGIE |
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Imaginez un instant une soirée au théâtre, au cinéma, une sortie de groupe, un repas au restaurant alors que vous n’entendez rien ou presque rien. Imaginez que vous demandez à un interlocuteur volubile de répéter ce qu’il vous dit pour la troisième fois. Imaginez qu’à tous les jours, en arrivant au travail, vous craignez que l’on ne vous congédie en découvrant que vous n’entendez plus aussi bien qu’avant. C’est ce que vivent, chaque jour au Québec, de nombreux adultes qui perdent leur audition en partie ou totalement. Si certaines personnes perdent leur audition dans un temps relativement court (accidents, traitement médical, maladies, etc.), pour d’autres cette perte est progressive sur une période de 25, 30, 40 ans. Certaines maladies, comme le diabète, l’hypertension, la maladie de Ménière, contribuent à cette lente diminution des capacités auditives. Il y a détérioration d’année en année et la personne malentendante doit s’ajuster. Ce qui cause toutefois le plus de victimes de cette perte progressive, c'est l’exposition au bruit en milieu industriel et la perte auditive associée à l’âge. Il arrive que le problème frappe aussi de jeunes adultes. Malheureusement, c'est souvent quand l’audition est déjà passablement diminuée que la personne consulte un spécialiste. |
L’audition a ceci de particulier qu’elle dépend des conditions d’écoute. Une personne malentendante peut n’éprouver aucun problème à poursuivre une discussion de personne à personne, dans un endroit calme, mais être incapable de participer à une conversation dans un autobus, par exemple. Quelles que soient la cause et l’importance de la surdité, la conséquence est toujours la même : l’isolement. Des traitements, malheureusement, il n’y en a pas dans la majorité des cas. Des solutions, par contre, pour aider la personne malentendante à sortir de son isolement, il y en a. La personne malentendante et ses proches devront développer de nouvelles façons de communiquer pour éviter cet isolement. En plus de la lecture labiale (sur les lèvres) et des techniques d’écoute, les attitudes de communication seront considérées: comment la personne malentendante doit-elle dire à son interlocuteur volubile qu’elle a des problèmes d’audition? Quoi faire quand ça fait trois fois que la personne nous demande de répéter et que l’on est exaspéré? Selon l’importance de la perte auditive, des aides de suppléance à l’audition permettent parfois l’adaptation des postes de travail. Qu’on pense à la prothèse auditive ou encore à l’amplificateur de téléphone, la technologie, quoique non miraculeuse, peut au moins restreindre l’étendue du handicap. Parlez-en à un audiologiste, le professionnel des troubles de l’audition |
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