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COMMUNIQUÉ |
ÉCOUTE-MOI! JE TE PARLE!
COMMUNIQUER N’EST PAS TOUJOURS L’ENFANCE DE L’ART
Montréal, le 1er mai 1999
— Les copains de garderie de la petite Pénélope s’amusent à ses dépens. Sa prononciation est boiteuse et certains sons sont inaudibles. Ses phrases sont incomplètes. Les gens ne la comprennent pas toujours. À 4 ans, elle parle avec difficulté. Seule sa mère décode ce qu’elle dit. Pénélope est intelligente, elle souffre d’un retard de langage. Si elle est traitée rapidement en orthophonie, il n’en restera probablement aucune trace.
À l’aube de l’an 2000, alors que les échanges et la communication se font à l’échelle planétaire, pour certains, exprimer un simple besoin est problématique. En mai, Mois de la communication, l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec profite de l’occasion pour sensibiliser la population à l’importance de développer le langage des enfants de 0 à 5 ans afin de leur fournir les habiletés nécessaires pour communiquer.
Le langage permet à l’enfant d’entrer en relation avec ses pairs, d’exprimer ses besoins, d’échanger ses idées et de les enrichir. En échangeant avec les autres, il apprend aussi à créer les liens socio-affectifs nécessaires à son évolution et à l’estime de soi. Il développe ainsi les capacités essentielles à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Au Québec, on chiffre à près de 15 % les enfants d’âge préscolaire et scolaire qui présentent un problème, d’audition, de langage et de communication.
D’autres études précisent que 50 % des enfants aux prises avec des difficultés de langage développent également des problèmes socio-affectifs ou de comportement. Les difficultés langagières passées inaperçues à l’enfance peuvent entraîner des problèmes de lecture et d’écriture au primaire. L’enfant qui débute sa première année avec un trouble de langage non dépisté fait rapidement l’expérience de l’échec. Il devient un candidat potentiel au décrochage.
L’Ordre insiste donc sur le fait que le dépistage et le traitement précoces des troubles de l’ouïe, de la parole et du langage augmentent les chances de réussite scolaire et sociale de l’enfant. L’intervention rapide d’un orthophoniste ou d’un audiologiste, par des actions adaptées aux besoins et aux limites spécifiques de l’enfant, le dotera de nouveaux outils et moyens de communication. Ces nouvelles stratégies favoriseront chez lui une meilleure estime de soi et l’aideront à surmonter les difficultés.
L’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec regroupe les professionnels des troubles de la communication. Au Québec, on recense près de 700 000 personnes vivant avec de tels problèmes, qu’il s’agisse de surdité, de retard et de trouble de langage, d’aphasie ou encore de bégaiement. Ses membres interviennent, ils évaluent et traitent les troubles reliés au langage et à l’audition en offrant une intervention éducative et rééducative appropriée, qui facilite ainsi l’intégration sociale et scolaire des enfants.
À cet effet, l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec compte rendre disponible à l’automne une trousse de référence à l’intention du personnel des garderies et de celui des CLSC afin de les aider à prévenir et à dépister chez l’enfant un trouble de la communication.
| Renseignements: | Sylvie Roberge Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (514) 282-9123 |
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Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec, mai 1999. |
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