Projet de loi no° 15, Loi modifiant la Loi sur la protection de la jeunesse et d’autres dispositions législatives

Mars 2026

Calendrier Date d'entrée en vigueur : 26 avril 2022

Brève description

Selon les articles 35.1 et 35.4 de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ), les professionnelles et professionnels liés par le secret professionnel font désormais partie de la liste de celles et ceux qui peuvent être appelés à communiquer des renseignements sur un enfant, un de ses parents ou une autre personne mise en cause par un signalement, tout en énonçant les conditions dans lesquelles cela peut être fait. À noter qu’auparavant, la Loi ne permettait qu’à un établissement de communiquer des renseignements.

points-essentiels Points essentiels

  • Les renseignements communiqués peuvent l’être lorsque l’une ou l’autre des conditions suivantes est remplie (article 35.4 de la LPJ) :

    • a) un tel renseignement révèle ou confirme l’existence d’une situation en lien avec le motif de compromission allégué par le directeur et dont la connaissance pourrait permettre, selon le cas : 1° de retenir le signalement pour évaluation; 2° de décider si la sécurité ou le développement de l’enfant est compromis ou le demeure; 3° de décider de l’orientation de l’enfant;

    • b) un tel renseignement permet de confirmer ou d’infirmer l’existence d’une situation en lien avec des faits nouveaux survenus depuis la décision portant sur la compromission et dont la connaissance pourrait permettre de réviser la situation de l’enfant.

  • Il est désormais permis à une personne de la DPJ, qui enquête sur un enfant et qui considère nécessaire de le faire pour sa protection, de pénétrer dans le bureau d’une professionnelle ou d’un professionnel ou dans un établissement pour prendre connaissance du dossier de l’enfant ou en faire une copie, et ce, à toute heure raisonnable ou en tout temps en cas d’urgence.

  • Afin d’assurer la protection de l’enfant, une personne de la DPJ peut prendre connaissance, sur place, du dossier d’un mis en cause ou d’un parent si elle y est autorisée par le tribunal.

  • L’orthophoniste ou l’audiologiste pourrait devoir donner des explications nécessaires à la compréhension d’un renseignement divulgué ou du contenu du dossier, et ce, même si elle ou il est couvert par le secret professionnel. Les orthophonistes et les audiologistes pourront donc collaborer et partager toutes informations nécessaires et demandées par une personne de la DPJ selon les conditions énumérées ci-dessus.

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