Quelques statistiques

  • Environ 80 % des TCC sont des TCC légers.

  • Au Québec, en 2019, plus de 45 000 personnes ont consulté à l’urgence ou en cabinet médical pour un TCC. Ce nombre est en croissance constante depuis 2008.

  • 15 % des personnes qui ont subi un TCC léger souffrent de troubles persistants au-delà de trois mois après l’incident traumatique.

  • On estime qu’au Québec 2000 personnes en moyenne sont victimes d’un TCC modéré ou grave chaque année.

Signes et symptômes du traumatisme craniocérébral

Comme le cerveau contrôle toutes les fonctions du corps, un TCC peut entraîner de nombreux problèmes qui dépendent de la gravité de la blessure et de la région du cerveau touchée. Une personne peut présenter un ou plusieurs des problèmes suivants. Cette liste n’est pas exhaustive, d’autres symptômes pourraient être observés ou ressentis.

Symptômes physiques

  • Maux de tête

  • Étourdissements, vertiges, problèmes d’équilibre

  • Nausées, vomissements

  • Fatigue, troubles de sommeil

Symptômes cognitifs

  • Sensation d’être au ralenti

  • Difficulté à maintenir sa concentration ou son attention

  • Difficulté à comprendre ou à se souvenir des informations

  • Difficultés à planifier, à résoudre des problèmes

Symptômes émotionnels ou changements de comportement

  • Sautes d’humeur

  • Anxiété

  • Colère

  • Impression de ressentir plus d’émotions que d’habitude (ex. : plus d’irritabilité ou de tristesse)

  • Symptômes dépressifs

Problèmes sensoriels

  • Sensibilité à la lumière, au bruit ou au toucher

  • Perte auditive ou acouphènes

  • Changements dans la vision ou vision double

Langage et communication

La capacité de communiquer peut également être affectée par un TCC. Les difficultés de communication sont variées et sont le résultat d’interactions entre des séquelles cognitives, physiques, comportementales, émotionnelles, linguistiques et psychosociales. Voici quelques exemples.

Difficultés sur le plan de la parole et du langage

  • Difficulté à se faire comprendre en raison de muscles de la parole faibles (dysarthrie) ou de problèmes de contrôle moteur de la parole

  • Difficulté de compréhension en conversation ou en lecture et écriture

  • Difficulté à trouver les mots souhaités

Difficultés en communication sociale

  • Difficulté à suivre les règles conversationnelles (tour de rôle, ne pas interrompre)

  • Difficulté à comprendre les indices non verbaux (ex. : lorsqu’une personne hausse les épaules)

  • Discours décousu, trop long, hors propos

En savoir plus sur la communication sociale

Troubles de la déglutition

  • Difficulté à mastiquer, à avaler

  • Toux ou étouffement lors des repas ou en buvant

En savoir plus sur la dysphagie

Ainsi, communiquer avec une personne ayant subi un TCC peut être exigeant au point où les amies et amis, les proches et les membres de la famille commencent à éviter la personne. Des effets négatifs se répercutent sur le fonctionnement psychosocial de la personne, notamment l’emploi, les amitiés, l’école et la participation sociale.

La perte de compétences sur le plan de la communication constitue un obstacle majeur à la réinsertion dans la communauté.

Traitement du traumatisme craniocérébral

Les services et les interventions possibles en réadaptation ou pour soutenir un retour à la vie sociale ou au travail varient selon la gravité du TCC et la situation de chaque personne. Un suivi efficace repose sur le travail d’une équipe de professionnelles et de professionnels qui coordonnent leurs actions afin d’offrir un accompagnement adapté aux besoins. Le choix et l’intensité des interventions ainsi que la durée du suivi nécessaire seront modulés pour chaque personne.

En orthophonie, il s’agira notamment de travailler avec la personne pour :

  • améliorer l’intelligibilité de la parole;

  • exprimer les pensées plus efficacement;

  • mieux comprendre des textes écrits;

  • améliorer les habiletés sociales, notamment comment lire les indices sociaux, respecter les tours de parole dans une conversation, comprendre les sous-entendus,;

  • améliorer l’attention, la mémoire, les habiletés de résolution de problèmes, de planification ou d’organisation lors de tâches ou d’activités en lien avec le langage ou la communication;

  • utiliser des moyens de communication améliorée et alternative (CAA) lorsque la personne ne peut s’exprimer clairement pendant une longue période après un TCC;

  • mettre en place des stratégies pour avaler de manière sécuritaire;

  • faciliter le retour à l’école ou au travail.

L’audiologiste peut également évaluer et intervenir auprès des personnes à risque de chutes ou qui présentent des vertiges. Vous pouvez consulter la page Troubles auditifs et vestibulaires : attention aux chutes ! pour plus d’informations.

Le TCC chez les personnes ainées

  • Chez les personnes ainées, un TCC peut avoir des conséquences plus graves, avec un risque plus élevé de décès et de limitations à long terme.

  • La cause principale est la chute, souvent sur des surfaces planes après avoir trébuché sur un tapis, un plancher inégal ou une surface glacée.

  • Le vieillissement normal peut entraîner des changements dans l’équilibre, la vision, la mémoire et la mobilité, ce qui augmente le risque de chute.

  • Certains médicaments, notamment ceux qui éclaircissent le sang, peuvent aggraver les conséquences d’un coup à la tête.

  • Comme la récupération est souvent difficile à prévoir chez les personnes ainées, la prévention des chutes reste la meilleure stratégie.

  • Adapter les milieux de vie et travailler en collaboration avec les ergothérapeutes et les physiothérapeutes contribuent à rendre les environnements plus sécuritaires et réduire le risque de chute.

Le TCC chez les enfants

  • Les principales causes de traumatisme crânien chez les enfants qui consultent aux urgences du Canada sont les suivantes :

    • les chutes

    • les lésions liées à une activité sportive

    • un coup sur la tête par un objet ou une collision avec un obstacle

    • les blessures impliquant un vélo

    • les blessures impliquant un véhicule automobile, notamment en tant que piétonne ou piéton

  • Chez les enfants, la grande majorité des TCC sont légers. Ils ne nécessitent pas de traitement et ne laissent aucunes séquelles à long terme.

  • La plupart des enfants, adolescentes et adolescents qui subissent une commotion cérébrale ou un TCC léger se rétablissent complètement en quelques semaines.

  • Lorsque les symptômes d’un TCC sont intenses ou persistants, une consultation médicale ou auprès de professionnelles et professionnels spécialisés est indiquée.

  • Reconnaître rapidement une commotion est essentiel. Les adultes entourant un enfant devraient connaître les signes et symptômes et agir rapidement.

Si vous avez des questions ou des inquiétudes, n’hésitez pas à consulter une ou un orthophoniste, une professionnelle ou un professionnel de la santé ou à contacter l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec.